Représentation

L’Unaf a rencontré la nouvelle ministre de la Famille et de la Petite Enfance, Agnès Canayer

Le 1er octobre 2024, la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc et Guillemette Leneveu, Directrice générale, ont rencontré, au Ministère, la nouvelle ministre de la Famille et de la Petite Enfance, Agnès Canayer, accompagnée de sa Directrice de cabinet, Agnès Basso-Fattori. L’occasion, pour l’Unaf, de présenter le rôle de l’Institution et ses missions mais aussi de revenir sur les dossiers d’actualité de politique familiale : la réforme du congé parental et l’accueil de la petite enfance, la parentalité dont la parentalité numérique, la situation des familles et l'impact financier de l'extension de la prime Ségur décidée par l'Etat sur les organisations.

Le 1er octobre 2024, la Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc et Guillemette Leneveu, Directrice générale, ont rencontré, au Ministère, la nouvelle ministre de la Famille et de la petite Enfance, Agnès Canayer, accompagnée de sa Directrice de cabinet, Agnès Basso-Fattori.

L’occasion, pour l’Unaf, de présenter le rôle de l’Institution et ses missions mais aussi de revenir sur les dossiers d’actualité de politique familiale.

La politique familiale : globalement, l’Unaf a rappelé à la ministre, qu’il convient impérativement de préserver les moyens dévolus à la branche Famille, qui ont déjà été très amoindris par un transfert de plus de deux milliards vers la branche maladie ces deux dernières années. Pour l’Unaf, la chute de la natalité et la crise de la petite enfance nécessitent a minima une préservation des financements. Il faut redonner confiance aux familles.

Réforme du congé parental / Accueil de la petite enfance

Pour l’Unaf, il est impératif que l’amélioration du congé parental figure dans le PLFSS 2025. Par ailleurs, l’Unaf alerte sur le coût croissant de l’accueil de la petite enfance pour les parents pour lesquels les modes d’accueil deviennent trop chers.

Il est urgent d’éviter de dégrader davantage cette situation en soutenant par ailleurs un secteur de la petite enfance qui connaît une crise majeure. Il faut œuvrer pour la concrétisation du SPPE (service de la petite enfance) qui doit rester un objectif pour que les parents puissent trouver des solutions d’accueil pour les enfants de 0 à 3 ans qui soit de qualité et financièrement abordables.

Par ailleurs, la parution du livre de Victor Castaner : « Les ogres » présente les dérives des crèches privées lucratives. L’Unaf alerte depuis plusieurs années sur ces dérives et sur ses effets sur l’ensemble de la politique de la Petite enfance.

Parentalité et parentalité numérique

100 % des Udaf développent des services de soutien à la parentalité : l’Unaf fortement mobilisée sur ce dispositif reste dans l’attente d’une nouvelle stratégie nationale. Fortement engagée également au sein du « collectif parentalité », crée en 2022 et qui réunit 12 acteurs associatifs nationaux,  elle souhaite faire du soutien à la parentalité un axe majeur d’une politique familiale ambitieuse.

Sur la parentalité numérique, les parents se sentent démunis face aux usages numériques de leurs enfants et craignent de ne pas réussir à les accompagner. la gestion des écrans en famille est la première difficulté éducative signalée par les parents, selon le baromètre Unaf-2024. 

C’est pourquoi, il est essentiel de redonner confiance et d’accompagner les parents à chaque étape de la vie de leurs enfants, et d’encourager un usage serein et réfléchi des écrans au sein de la famille.

L’Unaf a été choisie par l’État dans le cadre de sa convention pluriannuelle 2022-2026 pour piloter le Label “P@rents, Parlons Numérique” en collaboration avec un comité d’experts et avec le soutien des ministères de la Famille, de l’Enfance et du Numérique. Concrètement, il s’agit de labelliser des actions de parentalité numérique sur l’ensemble du territoire et de fournir des outils aux professionnels (repères, messages clés à diffuser aux parents, postures). Ce dispositif est porté par l’Unaf, la Cnaf et la DGCS. 

En terme de régulation du numérique, l’Unaf a fait part de ses attentes à la ministre : la protection des mineurs en ligne reste encore trop souvent une promesse non tenue. L’absence d’avancée en matière de lutte contre l’accès des mineurs aux sites pornographiques est une parfaite illustration de l’inertie en matière de régulation. Malgré les nombreux discours, malgré l’engagement de la société civile dont l’Unaf, cet accès est toujours aussi peu contraint. Il est donc impératif de renforcer et d’appliquer la régulation du numérique.

Les familles monoparentales

Les pouvoirs publics ont beaucoup misé sur les aides financières sur ces familles notamment avec de fortes augmentations de l’allocation de soutien familial et sur l’intermédiation des pensions alimentaires (ARIPA). Pour l’Unaf, cette stratégie est probablement insuffisante. L’Unaf propose de renforcer le parcours « séparation » des CAF en y incluant systématiquement une proposition de médiation familiale et d’accompagnement budgétaire via le dispositif des Points Conseil Budget, et développer les offres de répit comme les garderies solidaires.

Prime Ségur

L’Unaf a échangé avec la Ministre sur l’impact financier de l’extension de la prime Ségur décidée par l’Etat sur les organisations. La question est de savoir comment l’ensemble des parties prenantes : Etat, collectivités territoriales et les CAF vont financer le surcoût lié à cette mesure.

L’Unaf a assuré à la ministre qu’elle restera force de propositions dans les échanges à venir, étant un réseau engagé dans des solutions concrètes pour les familles.